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« Mémoire de l’oubli »

 Démarche personnelle

Après une déambulation entre la création d'un lieu d’existence lié à la mémoire personnelle et celui  lié à la mémoire du « regard des autres », vint la mémoire collective.

Les deux premiers lieux de création  me menèrent, entre autres, dans diverses visualisations déformées, repères d’instants fragmentés, et me firent ainsi entrer dans un temps linéaire où chaque métamorphose est une recherche vers une connaissance stabilisée de soi-même et de l’Etre espéré.

Le lieu actuel, formé de temps circulaires cycliques, m'offre  une seule évidence: les mots, les symboles qui lui donnent corps ont perdu une grande part de leurs fonctions descriptives, analytiques, humanistes et n’arrivent à construire que des mémoires brisées, des Regards Instables: la finalité de la représentation n'est plus que future mémoire.

«  Errances et Fragmentations»

 Evolution de ma démarche

Avant tout, plus qu'évolution mon travail est devenu errance dans le monde des souvenirs en perte de sens. Par le biais d'une création d'imageries et d'une transformation de mythologies, en mythologie personnelle, j'essaie de relier langage discursif, regard de l'autre possible, perdition du sens (suite à une consommation inadéquate du souvenir) à une rêverie qui peut être perçue comme baroque.

J'utilise ainsi des objets symboles comme matériaux de prédilections.

Les Objets supports sont des mannequins (en tant que structures de normalisation sociale) et des colonnes (en tant qu'objets de stabilisation d'esthétique et d'image).

Les Objets sujets sont des rubriques nécrologiques, des coquilles d'Escargots (utilisées, entre autre, pour le non-sens de l'écriture-trace de ceux-ci), des Plumes d'oie (objets symboles porteurs d'un sens mémoriel en voie d'oubli), des roses mémorielles rejetées  et récupérées dans les containers des cimetières (représentant une surconsommation et une standardisation de l'objet porteur de sens.)

 Evolution actuelles de mon travail

Anatomie d'un fantasme ou la perception objectale fragmentée.
Actuellement je suis à la recherche, dans le cadre de mes travaux, de représentations des changements de la perception mémorielle. Cette recherche a comme fondements principaux deux questions  La forme mémorielle différant selon les sociétés, quelles progressions ou régressions percevons nous en fonction des nouvelles réalités, technologies, représentations...?

Et de quelle manière m'est il posssible de les reproduire ?
J'ai ainsi essayé de trouver un endroit de définition de mes travaux, mais pour ce faire, il me fallait répondre à 2 questions annexes:

Y a t il possibilité d'un espace mémoriel intermédiaire ?
et quelle forme de mémoire identitaire pourrait être contenue dans cet espace ?

Certains espaces mémoriels évolutifs me vinrent en réponse.
Les systèmes en lien avec un  passé édenique  permettent un identitarisme lié à une mémoire imagée.
La forme d'imagerie mémorielle contemporaine due à la dualité entre représentations mythiques traditionnelles et images sociales évolutionnaire, est enrichie par le rapide bouleversement de la perception humaine façe au social instable et à l'espace-temps.
Le futur (souvenir) personnel se trouve être déjà modifié par une certaine forme d'auto-censure permise par la manipulation normalisée des représentations de souvenirs personnels et autres.
La perception de l'autre a tendance à devenir telle un ensemble de représentations aux évolutions quotidiennes matérielles modifiables.

Ces divers éléments m'ont incité à introduire dans mes travaux une interaction mythique, car fonction d'un modèle n'ayant plus de critères durables entre sujet et objet.

Cette interaction est liée entre autre à une évolution mémorielle des sens.

Toutes fois me situant entre ritualité, donc ayant une forme de conservatisme, et ayant besoin de contemporénéité, étant à la recherche d'une évolution, en pensant  remettre en question  ma pensée stable, je me suis perçu empli de désaccords et de dualités.

Ceux-ci m'ont entrainé à percevoir et représenter l'être comme fragmenté.
Fragmenté dans ses représentations et dans leurs structures.

C'est pourquoi, je travaille pour l'instant sur l'Autre et plus particulièrement sur la Femme.
Femme car créatice de fantasmes par son côté le plus mythique: le fait d'être l'Autre rêvable.
Fantasmes fragmentés, créateurs d'une mémoire objet.
Regards fragmentés, recherche de l'autre imagé.
Fantasmes devenus constructions assemblées.

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Mon travail s'est construit ces dernières années autour de l'incidence de l'oubli dans la représentation mentale.

Actuellement cet aspect se décline sur le thème de l'individu fragmenté.
Je conçois la fragmentation comme la disparition d'un ensemble complexe au profit de l'aspect utilitaire d'un de ses composants.
Elle est également (dé)fragmentation, reconstruction réelle ou suggérée d'un corps fragmenté.
Pour l'instant son résultat est une forme unique plus ou moins complexe.

Mon travail est pensé initialement sur 3 éléments de structure:

L'ossature est construite à partir de découpages de corps.
Elle détermine la forme "sculpturale".
Elle peut être aussi remodelage et/ou ré-assemblage de plusieurs éléments (parties d'un ou plusieurs corps).

Les matériaux de base utilisés pour ces sculptures sont des mannequins standard.

Sur cette ossature ou « corps brut » sont placés les éléments ( escargots, plumes, fleurs) permettant d'aboutir la forme sculpturale.
Ces éléments ou la surface brute de l'ossature peuvent être altérés (meulés, poncés, ..) pour susciter une variance des sens.

De même que la peau est corps, ces éléments ou non-éléments (éléments altérés) sont structures.

La sculpture est définie par le dessin qui modélise ses formes intérieures.

La pose et le travail de ces éléments discursifs participent du dessin, de la peinture et de sculpture.

Le dernier niveau de structure est le socle ( s'il y a socle ).
Il détermine la prise d'espace de l'élément voulant être représenté et prend donc une fonction de définition de l'espace sculptural.

Ainsi, je travaille la sculpture dans son aspect final comme un dessinateur, un tisserand tout en ayant la volonté d'avoir la représentation de l'espace temps d'un sculpteur.

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De laatste jaren is mijn werk opgebouwd rond de impact van het vergeten in de mentale representatie .
Momenteel spitst dit aspect zich toe op de thematiek van het gefragmenteerde individu.

Ik begrijp fragmentatie als het uiteenvallen van een complex geheel ten voordele van het utilitaire aspect van één van de componenten.

Het is ook (de)fragmentatie, feitelijke of gesuggereerde reconstructie van een gefragmenteerd lichaam.
Voor het ogenblik is het resultaat een min of meer complexe, unieke vorm.

Mijn werk is in eerste instantie geconcipieerd op drie stucturele elementen :
Het geraamte is opgebouwd uit versnijdingen van lichamen.

Dit geraamte bepaalt de "sculpturale" vorm.

Het kan ook bestaan uit het vervormen en/ of het opnieuw monteren van diverse componenten (delen van een of meerdere lichamen).

De basismaterialen gebruikt voor deze sculpturen zijn standaardmannequins.

Op dit geraamte of "naakte lichaam" worden elementen aangebracht (slakken, vogels, bloemen) om een afgewerkte sculpturale vorm te verkrijgen.

Deze elementen of het ruwe oppervlak van het geraamte kunnen gewijzigd worden (gemalen, geschuurd , ...) waardoor ze een verscheidenheid aan zintuiglijke indrukken uitlokken.

Net zoals de huid lichaam is, zijn deze elementen of niet-elementen (gewijzigde elementen) structuren.

Het beeld wordt bepaald door de tekening die zijn inwendige vormen modelleert.

Het aanbrengen en de werking van deze discursieve elementen maken deel uit van de tekening, het schilderij of het beeldhouwwerk.

Het laatste structuurniveau is de sokkel (als er een is).

Hij bepaalt hoeveel plaats het voor te stellen element inneemt en heeft dus als functie de sculpturale ruimte te begrenzen

Zodoende bewerk ik het beeld in zijn finale vorm als een ontwerper-tekenaar, als een wever, maar tegelijk met de bedoeling de ruimte-tijd-expressie van een beeldhouwer voor te stellen

 

 Èvolution générale de mon travail

Ce texte, qui peut paraitre quelque peu long, à été rédigé afin de mettre en lien une série de travaux réalisés au cours de mes diverses recherches.

Mes premiers travaux furent des autoportraits picturaux.

Ils avaient comme support, l'image du regard potentiel de l'autre et ne voulaient pas se situer dans une vision critique, historique du faire, mais dans une recherche de l'émotion, de l'expression.

Durant une dizaine d'années j'ai essayé de saisir et de représenter quelle pouvait être la perçeption de soi «étrangère» dans le regard de «l'autre», afin de reproduire l'élément pluriel de ce regard et l'influence de celui-ci sur la mémorisation de soi.

Quand ces travaux eurent une propension trop grande à devenir illustratifs et à perdre leur sens, je me mis à rechercher un lien entre l'image et la structure narrative du langage.  Ainsi après des peintures qui voulaient être une représentation d'émotions, de sentiments pensés appartenir au regard extérieur, mes premières intégrations furent construites sur base d'une recherche d'union entre un espace porteur d'image, un autoportrait et un support littéraire choisi en fonction de la possibilité de se représenter lui

Ce furent par exemple les diverses représentations du «Château» créées en fonction de F.Kafka, ou encore des «Gouverneurs de la rosée» de J.Roumain .  

L'un des principaux intérêts de cette «union» vint de l'apport littéraire

Celui-ci par le biais d'une scénographie évolutive liée à  la structure spatiale de l'installation,. me permit de fournir une trame et une temporalité variables dans un espace et une matérialité stables.  Il fut créateur de recherche de perceptions-sensations n'ayant nulle nécessité d'illustration scénographique.

Ces perceptions-sensations étaient liées au vécu et dépendantes d'une temporalité «extra-ordinaire» rattachant entre eux un ensemble d'individus  

Après quelques réalisations, des obligations me sont apparues afin de remédier au risque de théâtralisation des représentations  

* Le  texte doit être en lui-même créateur d'images.

* Ces  images ne peuvent  ni être restreintes à l'illustration de  celui-ci ni dépendre que de la participation  supposée du public.

* Cette  participation est matérialisée par des évolutions  visuelles, sonores et olfactives dues aux déambulations du  public-acteur à l'intérieur de la structure jugée  être porteuse de sens.

* L'utilisation  d'un espace - temps réfléchi est nécessaire à  ces déambulations.

* La  structure spatiale doit se suffire à elle-même, elle  doit devenir sculpturale.

Ces réflexions de base me permirent de réaliser de manière « plus sobre » quelques installations tout en continuant à travailler en parallèle des autoportraits qui ne dépendaient plus du regard des autres, mais de la recherche d'une Structure Initiale (une ossature hors culturation) .

Je fis ainsi une série d'empreintes d'un élément initialement pensé , défini comme objectif, auquel on puisse s'identifier, ayant subi au cours de sa longévité une évolution, une «culturation».

Ce fut une porte que je choisis comme sujet de travail et définissais en tant qu'élément miroir.

Lors de chaque création d'empreinte une évolution inverse se réalisait grâce à la transposition sur toile des  éléments mémoriels attaqués par divers produits mordants: acides, bases, ...

Le but de ces travaux était de retrouver la Porte qui tout en ayant subi des altérations puisse garder l'empreinte de celles ci tout en devenant Initiale.

Par la suite je me suis moins intéressé aux organisations narratives tout en continuant à travailler avec l'«esprit scénographique» que celles-ci m'avaient fournies.

Je me mis à approfondir une représentation d'un espace symbolique: celui lié aux structures mémorielles, et de manière plus spécifique, aux pertes de sens, dépendant des variables «oubli» et «altération mémorielle».

Cette évolution s'est caractérisée dans mon travail au niveau  

Du  langage par :

* Sa  construction :

que  le langage soit utilisé de manière directe ou non,  son contenu symbolique est mis dans une situation qui l'enrichit.

Ainsi  sa construction n'est plus une représentation littéraire,  mais une recherche de l'image du phénomène de l'oubli  lié à la subjectivité mémorielle

* Son  sens :

je  le présente comme détourné, car les éléments  utilisés ont eu leur valeur symbolique, discours ou image,  dénaturée (leur fonction mémorielle ayant été  rejetée ou manipulée)

* Son  influence sur l'image :

* Le  langage dénaturé génère une image,  métaphore.

* La  perte du sens premier du langage permet de travailler sur sa  structure sans qu'il soit possible de relier quelque identité  à un discours social, personnel.

* Il  est possible de percevoir ainsi le langage représenté  comme une imagerie.

L'effet  présumé de son influence sur le spectateur : le  spectateur se stabilise au niveau de ce langage métaphorique  et participe ainsi au monde de l'imagerie

* De  l'image par :

* Sa  construction et son sens

L'image  n'est plus indépendante mais liée à la  dénaturation du langage

* Son  influence sur le langage

Utiliser  l'image comme support à la métaphore créée,  donne au langage un aspect intangible.

* L'effet  présumé de son influence sur le spectateur

L'aspect  rituel, immuable de l'image, permet par exemple au sens du travail  d'être perçu par un système lié à  une représentation évolutive incitatrice à un  regard détourné.

Ce modèle variable de structures m'a permis de travailler avec une utilisation variable de l'image ou du langage, définis comme éléments supports avec l'extérieur

Cependant  la finalité du faire et le sens de la contemporanéité dans mon travail firent apparaitrent de nouvelles questions :

* La  représentation contemporaine passant de la négation du  Signe (représentations spectrales dans lesquelles l'objet  n'est plus porteur de sens) à sa surproduction  illustratrice (objets schèmes, logos, représentations  dans lesquelles l'objet est prédominant vis à vis du  sujet, signes entrainant un survalorisation du sens), mon envie  de réaliser un art dans lequel l'Image, sans se limiter au  descriptif, soit porteuse de Sens et l'esthétique réalisée  comme support à communication, m'incita à rechercher  un lien entre communication personnelle et perception de l'individu  social.

* Le choix de répondre à ce déséquilibre par une surproduction de signes uniques me  maintenait en situation paradoxale vis à vis de la  représentation imagée de l'historicité.

* Dans  le cadre d'ateliers créatifs un ensemble de  « confrontations », de non possibilité  de compréhention de certaines formes de représentations  dues à ce qu'il paraissait être des différences  sociales et culturelles, m'amena à penser la nécessité  d'un travail dans lequel l'expression esthétique soit aussi,  non pas représentation sociale, mais communication non  restrictive.

Ainsi l'esthétique était perçue comme élément social lié à la communication, pouvant se situer hors rupture de niveaux sociaux-culturels.

Une  image «fragmentaire» non voulue apparue dans certains  travaux.

Comme  je travaillais de manière rituelle, aspect lié à  une vision immuable de l'image, il me fallut accepter qu' il y ait  désaccord entre le statut d'agent conservateur des idées,  traditions ... et la recherche d'une contemporainéité  artistique en tant qu'à venir, perçue comme élément  lié à une nécéssaire novation.

Ceci mobligea à regarder différemment l'évolution possible de mes travaux.A savoir, il me fallait :

* Penser  des objets sculpturaux qui puissent être perçus tout à  la fois comme individuels et faisant partie d'un Tout.

* Créer  ces objets sculpturaux comme étant formés d'un  ensemble sériel d'éléments symboles leur  permettant par le biais de la scénographie des installation  d'être vu comme piéces uniques formées de cet  ensemble répétitif d'éléments uniques,  ou comme éléments d'une série- installation  d'objets sculpturaux ( objets ayant une thématique générale).

* Percevoir  l'espace en tant que qu'instant présent.

 

!l y eut ainsi une lecture dans laquelle l'image se trouvant confrontée à sa situation pouvait être perçue comme élément d'un macrocosme ou d'un microcosme.

Cette perception lui donna une valeur non finie par la répétivité de son objet initial.

Cela eut également un impact sur le sens de mon travail.Je me mis à découvrir une imagerie commune des représentations extérieures.

Cela m'incita à ne plus rester dans la fonction schématisée de la représentation individuelle continue.Je passais d'une analyse de l'individu-miroir (se situant par rapport à lui-même tout en étant reconnu présent dans un contexte social ) , à celle de l'individu-élément social ( qui est avant toutes choses, appartenant à la société).

Ainsi si je continuais de travailler sur les altérations mémorielles, c'était en valorisant la forme plurielle, sociale, altérations qui ne soient dues ni à des maladies, handicaps ..., ni à des agents à pouvoir hallucinogène  ou autre, jouant de manière physique sur le corps.

Actuellement une recherche de mon travail est liée à la représentation de l'évolution mémorielle, car celle-ci, de même que la société, a évolué en fonction de nouvelles réalités, technologies, représentations...

* Si l'évolution des ritualités par le passage d'une temporalité circulaire à une temporalité linéaire rend possible la perte des organisations hiérarchiques et éducatives traditionnelles au détriment d'une structure liée à l'immédiat, il y a néanmoins perte d'une mémoire plurielle au profit d'une mémoire individuelle

Par exemple en regardant la continuité du passage des sociétés à tradition orale vers des organisations liées à l'écriture, dépendantes d'économies internationales informatisées, la transformation des conceptions   mémorielles fondées et liées à l'oralité a-t-elle eu comme effet sur la la mémorisation des actes par le biais de ritualisation symbolique (mémoire individuelle et collective) de subir un développement accompagnant celui de la structure.

Dans ce contexte, la question majeure en lien avec ce système de représentation est de savoir si la création d'un espace mémoriel intermédiaire est réalisable ? Et s'il l'est,qu'elle forme de mémoire identitaire peut être contenue dans cet espace?

Si l'on tient compte de l'évolution identitaire entre micro (structure claniques, régionalisme..;) et macro-identité (européanisme, mondialistion, multinationales...), il est possible de voir divers effets d'un développement des recherches identitaires.

Par exemple au niveau familial ( recherches généalogiques), culturel (identitarisme extra-national -identité construite sur une pensée de non appartenance, étrangère – régional), du groupe, du clan (recherche d'appartenance à un espace réunificateur : appartenance sectorielle, associative...).

Des  systèmes en lien avec un « passé  édenique », permettent ainsi un identitarisme lié  à une mémoire imagée.

Cependant peut on parler de formes mémorielles, identitaires nouvelles car de tout temps il y eu des mouvements socio-politiques de retour vers l'imagerie d'un passé rendu idéal.Mouvements prenant comme thêmes générateurs des structures dominantes en déclin, où passées permettant la construction de cette imagerie sans pour qu'autant la structure mémorielle ne soit enrichie : chevalerie, époque néoclassique, pan-africanisme,pan-germanisme.

La  rapide évolution de la perception humaine, façe au  social et à l'espace-temps, enrichit la dualité entre  représentations mythiques traditionnelles et image sociale  instable et diffère de l'imagerie mémorielle  contemporaine.

La  scission des classes sociales, l'évolution de l'économie  en fonction d'un discours liée à la pensée  d'une « mondialisation », les «Nouvelles  Réalités» mondiales (économiques,  artistiques : assimilations culturelles, débats politiques)  déstabilisent les représentations identitaires

La  perception de l'autre devient telle un ensemble de représentations  aux évolutions quotidiennes, matérielles et  modifiables.

Par exemple, la résolution d'une grande part des jeux sur play station ou ordinateur est liée à une compréhention  visuelle et tactile évolutive tandis que le sens discursif se réduit au profit de l'image, support d'élément symboles.

La surconsommation de supports informatifs à digestion immédiate sans analyse préliminaire change la vision historique, sociale

L'utilisation d'appareils photo numériques permet aux mémoires familiales d'être standardisées, manipulées, imagées en enlevant le non-complaisant, le laid, le raté.

Ceci  entraine une certaine manipulation des représentations de  souvenirs personnels et autres. C'est une forme d'auto censure qui  change déjà le souvenir futur

Ces divers éléments eurent comme effet, dans le cadre de mon travail, l'introduction d' une interaction « mythique durable » entre sujet et objet

Interaction liée entre autre à une évolution mémorielle des sens

Le conflit entre pensée liée à la ritualité, donc à une forme de conservatisme,un besoin de contemporénéité, qui se trouve de son côté être à la recherche d'une évolution,et une remise en question de la pensée stable m'ont entrainé à travailler et à chercher à représenter un ensemble de personnages fragmentés dans leurs représentations et leurs structures

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